
Par rapport à notre dernière édition on constate que les entreprises
sont relativement pessimistes sur la question de leur potentiel
clientèle puisqu’elles sont plus de 38 % à s’attendre à une baisse
contre seulement 10,3 % précédemment.

La perception de l’évolution des prix à l’occasion du 4ème trimestre
est plus favorable que celle que nous avions relevée lors de notre
dernier observatoire puisque les entreprises ne sont plus que 32 % à
constater une hausse contre 44 % précédemment.

En ce qui concerne l’évolution attendue des prix sur le prochain trimestre celle-ci est très proche de celle constatée lors de notre dernière édition de l’observatoire. Les artisans ayant répondu sont un peu plus nombreux à attendre une augmentation puisqu’ils sont 45 % dans cette situation contre 43 % précédemment.

Comme dans notre dernière
édition on note ce trimestre que les entreprises sont toujours plus
nombreuses à noter une hausse d’activité ou une activité stable. Elles
ne sont plus que 18 % à constater une baisse d’activité contre 24 %
précédemment.

Sur ce point on constate que dans leur grande majorité les
entreprises s’attendent à une stabilisation de leur volume d’activité.
Mais d’une manière générale les entreprises sont moins confiantes dans
l’avenir puisqu’elles sont 30% à s’attendre à une baisse contre
seulement 14% des entreprises qui étaient dans cet état d’esprit
précédemment.

En matière de rentabilité des entreprises
nous constatons ce trimestre que les entreprises sont un peu plus
optimistes que pour la dernière édition de notre observatoire. Près de
12 % ont constaté une augmentation de leur marge contre 7% précédemment
et elles ne sont plus que 31 % à constater une diminution contre près
de 35 % le trimestre dernier.

Concernant les entreprises qui travaillent avec un carnet de commande, la situation est proche de celle de l’édition précédente avec une activité relativement soutenue. Les délais d’intervention au-delà de 6 mois deviennent tout de même exceptionnels, la majorité des interventions se concentre sur des délais entre 1 et 3 mois.
Le nombre d’entreprises qui envisagent d’embaucher au cours du
prochain trimestre est en baisse par rapport aux chiffres constatés
précédemment mais reste établi à un niveau correct puisqu’un projet
d’embauches est évoqué par 12,8 % des entreprises ayant répondu à notre
enquète. Pour ce qui est des délais de règlement on constate une légère
amélioration de la situation puisque la part d’entreprises dont les
clients ont raccourci leur délai de règlement est passée de 1% à 6,5%.
La
proportion d’entreprises ayant réalisé une embauche au cours du 4ème
trimestre est en hausse par rapport à la dernière édition de
l’observatoire. Les embauches réalisées concernent principalement des
apprentis et des Contrats à durée indéterminée.


Les réductions d’effectifs sont
moins importantes que celles relevées à l’occasion de la dernière
édition de notre observatoire. Elles ne concernent que 12,5 % contre
20,2% précédemment.

Pour
ce qui est des réductions d’effectifs envisagées au cours du 1er
trimestre 2008 elles ne sont évoquées que par 6,8 % des entreprises
contre 12,6 % précédemment.

En matière de trésorerie on constate pour ce trimestre une situation
mitigée. Si d’un coté la proportion d’entreprises dont la trésorerie
s’est améliorée augmente en passant de 12% à 17,6 %, on remarque qu’en
parallèle la part des entreprises ayant constaté une détérioration de
leur trésorerie augmente également puisque ces entreprises représentent
29,4 % des entreprises contre 21 % précédemment. On se trouve donc en
présence de deux types d’entreprises, qui se distinguent par l’état de
leur trésorerie. Cela peut s’expliquer par des différences en terme de
poids des charges notamment celles liées à des investissements et des
remboursements d’emprunts.


L’augmentation
de la proportion d’entreprises qui ont procédé à un investissement
constatée lors des deux dernières éditions de notre observatoire se
confirme puisqu’on passe de 36% des entreprises à 40,8%. Ces
investissements sont majoritairement constitués par des machines et de
la mise en conformité. En deuxième place arrivent les investissements en
matière informatique.
Cette
édition de l’observatoire de l’artisanat est à nouveau marquée par
l’optimisme que ce soit pour la profession en particulier ou pour
l’artisanat en général. La situation de ce trimestre est très proche de
celle constatée précédemment avec 64 % d’optimistes pour la profession
contre 67%, et 73,5% d’optimistes pour l’artisanat en général contre
73,7% précédemment.
Cet optimisme ambiant s’explique en partie par
la bonne tenue des carnets de commande, de bonnes perspectives en terme
de concurrence et des augmentations de prix qui paraissent mieux
maîtrisées que celles subies durement les trimestres précédents.
Cette
situation ne doit cependant pas masquer certains problèmes qui
subsistent. On note en particulier les situations très diverses que l’on
rencontre en matière de trésorerie avec une partie non négligeable des
entreprises qui souffre dans ce domaine.


Le dernier questionnaire de notre observatoire économique a été l’occasion d’interroger les artisans sur leur perception de la nouvelle réglementation en matière d’heures supplémentaires.
Sur
l’ensemble des chefs d’entreprises ayant répondu à notre enquête, les
avis sont relativement partagés car ils sont 55% à trouver cette mesure
peu intéressante ou sans intérêt contre 45% à la trouver intéressante
ou très intéressante.

Pour ce qui est de la mise en oeuvre du nouveau dispositif les avis sont
moins partagés car les entreprises sont 43,5 % à la trouver compliquée
et 23,9% à la trouver très compliquée.
En
ce qui concerne le caractère incitatif du dispositif l’impact de cette
nouvelle réglementation paraît pour le moment assez limité puisque 86,7%
des entreprises déclarent que cette mesure n’a rien changé à leur
attitude en matière d’heures supplémentaires.
Pour
ce qui est des attentes des chefs d’entreprises, là aussi la mesure ne
semble pas avoir atteint son objectif puisque plus de 55% des artisans
ayant répondu à cette enquête considèrent qu’elle ne répond pas du tout à
leurs attentes. 
Dans le domaine de l’information les artisans estiment majoritairement que la mesure a été largement diffusée.
Pour
ce qui est de l’impact du dispositif sur les salariés ; là encore, la
mesure ne semble pas avoir eu un impact décisif. En effet les chefs
d’entreprises dont des salariés ont demandé à faire plus d’heures
supplémentaires pour bénéficier de ce dispositif ne sont que 9,5 % 
D’une
manière générale les artisans qui se sont exprimés sur ce sujet
attendent surtout une augmentation de leur liberté en matière de volume
d’heures supplémentaires, ce qui est souhaité c’est une remise en cause
des limites actuelles imposées par les contingents annuels d’heures
supplémentaires. Les artisans sont également nombreux à dénoncer :
1—
La complexité de la mise en oeuvre de cette mesure qui est
particulièrement pesante dans les petites entreprises qui ne disposent
pas de la structure administrative pouvant gérer la complexité
croissante des bulletins de paye.
2— Le montant dérisoire de la déduction patronale qui n’est guère incitative.
Plusieurs
rappellent également que depuis les 35 h 00, dans les petites
entreprises, c’est le chef d’entreprise qui fait des heures
supplémentaires pour compenser la perte en volume d’heures productives
générée pas cette mesure.
Pour télécharger une version PDF des résultats de l'enquête, cliquez-ici.
Pour le supplément à l'observatoire concernant "Heures supplémentaires : qu’en pensent les artisans ?", cliquez-ici.